A Savoir : Cloud computing et Confidentialité sur les Facebook

L’informatique est un domaine en constante évolution qui ne cesse, régulièrement, de générer de nombreuses innovations majeures. L’utilisation d’internet et donc des serveurs qui contiennent ses données prennent une part grandissante dans notre quotidien, que ce soit au travail ou à la maison.

L’anglicisme « Cloud computing » pourrait signifier, dans la langue de Molière, « Informatique dans les nuages ». Il s’agit de l’utilisation de la puissance de plusieurs serveurs qui seraient physiquement placés aux quatre coins du monde.

Des ordinateurs dans les “airs”

En somme, la possibilité de profiter des capacités de milliers d’ordinateurs mis en réseau grâce à Internet. Ce qui met fin à la localisation des serveurs à un endroit donné. Tout est alors dématérialisé. Un écran, un clavier et une souris peuvent suffire pour vos besoins classiques (internet, bureautique, etc…).

Le principal avantage est le coût. En effet, vous n’avez plus à gérer les lourdeurs liées à l’informatique (achat matériel, mise en place, etc…) et vous pouvez mutualiser l’utilisation des applications. Aucun investissement nécessaire en machine et donc en homme pour faire fonctionner le tout. À titre d’exemple, une célèbre société de gestion informatique gère 54000 entreprises, soit 1,5 million d’employés avec moins d’un millier de serveurs. Alors qu’il en aurait fallu autant que de société en temps normal.

Une sécurité mise en doute?

L’inconvénient majeur est la sécurité des données. En effet, aucun label n’existe encore pour valider la sécurisation optimale des informations contenues sur vos serveurs virtuels.

Juridiquement, un vide existe puisque la propriété des données est déléguée à une entreprise.

Aussi, la consommation de CO² générée est pointée du doigt de la part des ONG. Cette nouvelle hiérarchisation des informations est également décriée par les défenseurs prônant les logiciels libres. En effet, vous perdez le contrôle de vos applicatifs qui seront rendus obligatoires par les sociétés qui proposeront des services de « Cloud computing ».

La confidentialité sur Facebook

Aujourd’hui, le réseau social tentaculaire « Facebook » rassemble plus de 600 millions de membres à travers le monde. Dans un premier temps, il permettait de se créer un profil où l’on indiquait certaines informations comme notre nom, notre date de naissance, nos hobbies ou encore nos artistes préférés. Cela facilitait notamment la recherche de connaissances, d’amis ou de membres de sa famille.

Trop d’infos personnelles?

Depuis, les informations demandées sont de plus en plus nombreuses (citation, opinion politique, religion, liens exacts avec les autres membres, etc…) et il est possible de pouvoir « tagger » (notifier sa présence et celles de ses proches) sur des photographies. Il y a un an, les rumeurs les plus folles circulaient concernant l’utilisation de vos données, que ce soit à des fins publicitaires ou à titre d’espionnage.

Pour éviter tout débordement, Facebook a donc décidé de vous laisser paramétrer les données de votre compte. Ainsi, il est possible de donner une autorisation précise quant à qui peut voir votre profil, vos photos et toutes les données personnelles que vous aurez insérées. Pour cela, il vous suffit d’aller dans votre compte puis dans « Paramètres de confidentialité ».

Des paramètres de confidentialité à surveiller

Certes, la tentation est grande pour l’équipe de Mark Zuckerberg (fondateur de Facebook) car ses données valorisent le réseau social à près de 40 milliards de dollars, mais il advient de la responsabilité de chacun de délimiter quelles traces il souhaite déposer sur son profil et surtout qui peut les consulter et les commenter.

Aussi, les applications présentes sur Facebook (jeux, questionnaires, etc…) vous demandent au préalable votre autorisation afin de pouvoir obtenir et utiliser vos données personnelles. Vous êtes donc libres d’accepter ou de refuser cette requête. Seule une vérification systématique des applicatifs proposés, à la manière d’Apple, pourrait vous assurer d’une transparence totale.

Seulement, c’est l’activité du réseau qui créée sa valeur, alors pourquoi Facebook voudrait là contrôler…